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Découvrez Christine Beigel : la maman de Mamie Poule répond à nos questions

28/09/2021

Qualités : Cœur de panthère, œil de lynx, plume de pigeon parisien, débordante d’imagination
Défauts : Pipelette, survoltée, Cocotte-Minute
Aime : raconter des histoires, voyager au bout du monde, sauter du coq à l’âne
Déteste : Les coquilles d’œuf oubliées dans les livres, les mots brouillés

Depuis quand écrivez-vous ?
Biberonnée aux romans de Roald Dahl et Erich Kästner, j’écris et publie depuis 1995 (plus de 25 ans déjà !), j’ai créé Mamie Poule en 2009, il y a un peu plus de 10 ans… Ce qui fait de moi une vieille poulette de la littérature jeunesse qui a donné vie à des tas de livres (albums, romans, documentaires, bandes dessinées…) : plus d’une centaine !

Comment a commencé l’aventure Mamie Poule ?
Remontons en 2009. A l’époque, mon éditrice me réclamait un album avec des poules, des poules, des poules et des poules. Bon, j’aime bien les poules, mais j’aime aussi les autres animaux. J’ai donc décidé d’en faire mon personnage principal, celle qui raconterait les histoires des autres animaux. Je voulais que mes textes soient lus à voix haute dans leur intégralité, sans que le lecteur n’ajoute quoi que ce soit. Toutes les périphrases, les invitations à regarder un détail de l’image sont donc déjà incluses dans l’histoire. J’ai écrit quatre ou cinq textes de suite, pour bien poser le ton de la poulette, déjanté, le rythme soutenu, le décor, les personnages, et bien sûr le principe de la série (que chaque animal soit une fois le héros d’un titre et qu’il ait un rôle secondaire dans d’autres titres). Et voilà comment est née la série Mamie Poule. Dans le tout premier album, La vache qui voulait éteindre la lune, j’ai mis en scène une grande partie des personnages, pour que l’on puisse les découvrir. Et les reconnaître dans les albums suivants…

Après quoi, mon éditrice et moi avons cherché un(e) illustrateur(ice). Nous sommes tombées d’accord sur Hervé Le Goff, pour sa façon délicieuse de croquer les animaux, sa palette de peinture colorée, la vivacité des expressions de ses personnages, et l’humour et la poésie dont sont empreintes ses illustrations. Résultat, aujourd’hui, nous nous entendons comme cochons, nous faisons deux Mamie Poule par an, j’écris, puis il illustre. L’un ne va pas sans l’autre. La Mamie, c’est moi, le Papy (Poulet), c’est lui. Et les poussins ? Ce sont les enfants à qui nous racontons nos histoires.

Avez-vous un personnage préféré ?
Parmi tous les personnages que j’ai imaginés et ceux qu’Hervé a de son côté créés en plus, nous dépassons aujourd’hui les 70 animaux… de quoi alimenter la série ! Je n’ai pas de préférence particulière, ils ont chacun leurs qualités et leurs défauts, et font ce qu’ils peuvent avec, comme les enfants. Ou bien… allez, j’avoue, j’ai un petit faible pour l’ours grognon, il a vraiment un sale caractère, il envoie balader le premier venu s’il n’a pas ce qu’il veut. Malgré tout, j’ai chaque fois envie de le prendre dans mes bras, ce gros nounours polaire. J’ai beaucoup de tendresse pour mes personnages en règle générale. C’est important, cela se ressent dans les histoires.


Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?
Je puise mes sujets dans le quotidien des enfants, chaque album abordant une problématique de l’enfance. Mais avec Mamie Poule, les rebondissements et les dénouements ne sont jamais ceux qu’on attend, bien entendu, sinon ce ne serait pas drôle ! Le but en soi n’est pas d’apporter une solution, de donner une recette, mais de dédramatiser en se divertissant. Pas de morale donc, mais de la fantaisie, du rêve, une bonne dose d’humour et une pincée de poésie. Je ne me restreins pas, tous les sujets peuvent être abordés dans la littérature jeunesse quel que soit l’âge, tout est possible.

Avez-vous un titre mamie poule en préparation ?
Les petits carnets de travail de Mamie Poule sont remplis de futures histoires à dormir debout. Certaines sont déjà écrites, les autres ont leur titre et n’attendent qu’une chose : que je les développe. Ah ! Ces animaux, ils sont bien impatients… Un peu comme moi, quoi !

Vous l’avez compris, si les personnages des Mamie Poule sont si drôles, attachants et surprenants, c’est parce qu’ils sont travaillés avec amour, humour et passion !

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